Coordination entre deux parafoudres
Le principe de base de la protection d'une installation contre les risques de foudroiement consiste à empêcher l'énergie perturbatrice d'atteindre les équipements sensibles. Pour cela, il est nécessaire :
- de capter et de canaliser le courant de foudre vers la terre par le chemin le plus direct (en évitant la proximité des équipements sensibles),
- de réaliser l'équipotentialité de l'installation.
Cette liaison équipotentielle est réalisée par des conducteurs d'équipotentialité, complétée par des parafoudres ou par des éclateurs (éclateur de mât d'antenne par exemple).
- de minimiser les effets induits et indirects par la mise en œuvre de parafoudres et ou de filtres.
Deux systèmes de protection sont utilisés pour supprimer ou limiter les surtensions : ils sont désignés comme système de protection du bâtiment (à l’extérieur des bâtiments) et système de protection de l’installation électrique (à l’intérieur des bâtiments).
L’objectif principal du système de protection de l’installation électrique est de limiter les surtensions à des valeurs acceptables pour les équipements.
Le système de protection de l’installation électrique est composé :
- d’un ou de plusieurs parafoudres selon la configuration du bâtiment,
- du réseau d’équipotentialité : maillage métallique des masses et éléments conducteurs.
Le type de parafoudre à installer à l’origine de l’installation dépend de la présence ou non d’un paratonnerre. Si le bâtiment est équipé d’un paratonnerre (selon CEI 62305) un parafoudre de type1 doit être installé.
Le nombre de parafoudres complémentaires à installer est déterminé par :
- la taille du site et la difficulté d’assurer l’équipotentialité. Sur des sites de grande taille, il est impératif d’installer un parafoudre en tête de chaque armoire divisionnaire.
- la distance des charges sensibles à protéger par rapport à la protection de tête. Lorsque les récepteurs sont implantés à plus de 10 m de la protection de tête, il est nécessaire de prévoir une protection fine spécifique au plus près des charges sensibles.
- le risque d’exposition. En cas de site très exposé, le parafoudre de tête ne peut pas assurer à la fois un fort écoulement du courant de foudre et un niveau de protection suffisamment bas. En particulier, un parafoudre de type 1 est généralement accompagné par un parafoudre de type 2.
L’association en cascade de plusieurs parafoudres permet de répartir l’énergie entre plusieurs parafoudres, comme présenté sur la Figure J22 où les trois types de parafoudre sont prévus :
- type 1 : lorsque le bâtiment est équipé d’un paratonnerre et situé en tête d’installation, il absorbe une quantité d’énergie très importante,
- type 2, il absorbe les surtensions résiduelles,
- type 3, il assure si nécessaire la protection "fine" des équipements les plus sensibles au plus près des récepteurs.